Racontez-nous en quelques mots votre parcours et ce qui vous a conduit à l’écriture.
J’ai découvert la science-fiction et la fantasy à l’âge de onze ans et je me suis vite promis d’essayer un jour d’écrire mes propres histoires. J’avais trente ans quand est paru mon premier roman, comme quoi il ne faut jamais désespérer ! Entretemps, j’ai écrit et publié pas mal de nouvelles dans des fanzines puis des anthologies professionnelles.
La forme courte m’a permis de me rôder avant d’oser m’attaquer au format du roman. Mais j’ai toujours gardé en mémoire le formidable choc provoqué par mes lectures des débuts. Je serai un auteur comblé quand un jeune lecteur éprouvera la même chose avec mes propres histoires !
Vous écrivez aussi bien pour les adultes que pour la jeunesse, y a-t-il des différences majeures dans le processus d’écriture ?
Dans les genres qui sont les miens, science-fiction et fantasy, pas vraiment. Souvent, les romans adultes sont aussi lus par les plus jeunes, et vice-versa ! J’essaie d’imposer un rythme plus soutenu à l’action dans les romans jeunesse, pour ne pas provoquer l’ennui, mais c’est une règle générale qui vaut aussi pour les adultes. À moins d’écrire pour les plus petits, la frontière entre littérature adulte et jeunesse a tendance à s’estomper de plus en plus. Tant mieux !
Et l’idée du Tempestaire, d’où vient-elle ?
En lisant un ouvrage consacré aux légendes urbaines, curieusement, je suis tombé sur une référence rapide, en à peine quelques lignes, à une vieille croyance de certains habitants du littoral breton au sujet des « faiseurs de tempête » ou tempestaires... Tout est donc parti de ce dernier mot, qui a su titiller mon imaginaire. Je n’avais plus qu’à créer le monde autour de lui !
La description de la ville de Rédemption est très cinématographique, avez-vous des références en la matière qui vous ont inspiré pour imaginer cette cité ?
Rédemption est un mélange de plusieurs références, réelles ou de fiction. On peut y trouver un peu de Londres ou de Paris des siècles passés, un peu de certaines cités corsaires comme Saint-Malo, un peu de villes tentaculaires et fantasmées comme celle qui apparaît dans le film Dark City... Certains bâtiments sont directement inspirés de la réalité. Ainsi la Tour de la Découvrance vient tout droit de Saint-Malo (tout comme les Chiens du Guet d’ailleurs).
Votre première époque du Tempestaire démarre sur les chapeaux de roues, que nous promettez-vous pour la suite ?
Après une « première époque » à terre, la suivante sera presque exclusivement maritime. Les personnages ont tous embarqué. Et corsaires et flibustiers seront de la partie ! Mais je n’oublie pas la magie, bien sûr. Elle sera toujours là, et à hautes doses ! Jed, quant à lui,
va en découvrir davantage sur ses origines et continuer d’explorer ses fabuleux pouvoirs. Amitiés, trahisons et aventures jalonneront son parcours jusqu’à l’autre bout du monde...